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<rdf:Description rdf:about="http://dailybul.be/archibul/items/show/1637">
    <dcterms:title><![CDATA[Koenig, Théodore ]]></dcterms:title>
    <dcterms:description><![CDATA[<p>Espèce de disgrâcieux. Il inventa la sonnette, la perfectionna même. Mais l'usage qu'il en fit lui fit perdre la considération de ses contemporains. Pour se venger, il mena une vie de dissipation et mit au point le confetti, mais ces vains plaisirs ne le satisfirent pas longtemps : il fabriqua des serpentins. Il mourut pauvre.</p>
<p style="text-align:right;">Ernest Pirotte<br />Extrait de : <em>Petit Panthéon national et illustré des auteurs</em><br />Daily-Bul, n°10, mai 1964</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA[Il y a des mot-rossignols à prononcer la nuit et des mot-alouettes qui sont aussi des miroirs et des pièges ; mot-clefs si l'on veut, mais comme les autres mots, il faut le dire, et pas plus qu'eux.<br />La sagesse particulière de Théodore Koenig est de les prendre tous comme ils sont et de les accueillir comme ils viennent ; sagese encore que de remettre à chacun d'eux sa chance de briller, d'éclairer les contours de ce qui n'est pas dit, - puis de les laisser en repos. De là, dans les poèmes qui suivent, ces grandes marges obscures qui marquent, dirait-on, la vacance du langage et le sommail du poète. <br />Mais tout cela n'est qu'apparence, mais celui qui écrit nous échappe dans le même moment que nous pensions le saisir ; il reprend son souffle, disons-nous, et à l'instant même où il nous tend une perche fleurie, nous passons outre sans rien voir. Spécialistes du fond et de la forme, votre absurdité est grande et d'ailleurs la plus raisonnable qui soit, mais il faut bien conclure et on ne peut le faire ici qu'aux dépens de votre vocabulaire : un poème sans forme, c'est le couteau de Lichtenberg ; un poème sans fond, c'est un abîme, un appel d'images comme on dit un appel d'air.<br />Ecoutons maintenant le lecteur sérieux, celui qui ne veut pas être dupe :<br /><br /> "<em>Ces abîmes dont vou semblez faire grand cas, je veux bien qu'ils existent et même je ne demande pas autre chose, mais quelle preuve en aurai-je</em>?"<br /><br />A cette question (la seule qui importe, à vrai dire), une seule réponse : <em>"Si les profondeurs n'étaient pas en vous-même, vous ne les trouveriez nulle part ailleurs ; du reste, l'objet de toute poésie...</em> "<br /><br />Nous voici au point délargir le débat ou de l'interrompre : au seuil d'un volume de poèmes, il convient évidemment de l'interrompre.<br /><div style="text-align:right;"><br />Marcel Havrenne<br />Avant dire du texte <em>Les Pains d'Asopies</em> de Théodore Koenig, publié chez George Houyoux</div>
<br /><br />]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[<a href="/archibul/items/browse?advanced%5B0%5D%5Belement_id%5D=39&advanced%5B0%5D%5Btype%5D=is+exactly&advanced%5B0%5D%5Bterms%5D=Koenig%2C+Th%C3%A9odore">Koenig, Théodore</a>]]></dcterms:creator>
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